Si on est polie, on dit "oui" et on s'en va. Si on est sincère et polie on dit "pas pire" et on attend que l'autre nous invite à en dire plus...
Combien de livres, d'analyses et de recettes sur le bonheur ... un de plus me direz-vous ! Je ne peux pas vous obstiner. À part que je n'ai pas la prétention de vous expliquer comment être quotidiennement heureuse contrairement à tout ce que vous avez pu lire jusqu'ici. Ma seule prétention est de vous expliquer que la quête du bonheur repose sur un fondement illusoire que l'être humain a créé pour éviter de faire face à la réalité.
Jerry Espada alias Gary Gauleau
Envie de vous exprimer, de ventiler vos problèmes, je vous lis et vous écoute. Besoin de réponses ? Posez vos questions.
Dans les articles précédents, j’expliquais que le bien-être ne s’acquière qu’au présent et que seules nos pensées sont la source de nos souffrances (sauf cas de maladies, de violences physiques et de difficultés à combler nos besoins physiologiques de base).
Dans l’article précédent, je mentionnais que l’être humain ne pouvait pas s’empêcher de penser. Mais la pensée est-elle un besoin ou un réflexe ou les deux ? En étant à la fois besoin et réflexe, elle devient non seulement nécessaire à l’évolution de la race humaine (pour le meilleur ou pour le pire), mais aussi la condition de survie de la race humaine. Nécessaire pour vivre, la pensée n’en est pas moins source de souffrances puisqu’elle nous projette à la fois dans le passé et le futur en nous éloignant d’un présent salutaire. Ainsi, nous devons nous résilier au fait que la souffrance est une partie indissociable de la vie, et qu’ainsi, puisque le bien-être est l’absence de souffrances, tout bonheur ne peut être qu’éphémère au milieu d’une vie composée de souffrances et de neutralité.
Puisque les souffrances semblent inévitables, nous cherchons des solutions pour les limiter. La solution visée par ce site est de permettre une meilleure compréhension de notre fonctionnement psychique. Dans les premiers articles, j’expliquais que nous avions un Moi profond enfoui sous des couches de relations avec les autres et notre environnement. Nous devenons, avec le temps, des individus qui se sont plus ou moins écartés de leur Moi profond. J’expliquais que plus l’écart était grand, plus le mal être prenait de place dans notre quotidien. Je n’ai jamais expliqué pourquoi et pour quoi nous pouvions ainsi nous écarter de notre Moi profond. Je répare ici cette lacune.
Pour survivre, tout comme les animaux, les êtres humains ont besoin de repères dans leur environnement. Ces repères se sont les autres et
Une fois ces modèles en tête, nous nous efforçons de nous conformer au modèle qui nous attire le plus, celui qui nous « rapporte » le plus en « crédit » social. Or, celui qui nous « rapporte » le plus n’est pas forcément celui qui est le plus proche de notre Moi profond. Ainsi peuvent naîtrent les décalages entre ce que nous voulons être (modèle social choisi) et ce que nous sommes (Moi profond).
Chose certaine, vouloir être ce que nous ne sommes pas entraîne forcément mal être et souffrances.
Gary
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