Si on est polie, on dit "oui" et on s'en va. Si on est sincère et polie on dit "pas pire" et on attend que l'autre nous invite à en dire plus...
Combien de livres, d'analyses et de recettes sur le bonheur ... un de plus me direz-vous ! Je ne peux pas vous obstiner. À part que je n'ai pas la prétention de vous expliquer comment être quotidiennement heureuse contrairement à tout ce que vous avez pu lire jusqu'ici. Ma seule prétention est de vous expliquer que la quête du bonheur repose sur un fondement illusoire que l'être humain a créé pour éviter de faire face à la réalité.
Jerry Espada alias Gary Gauleau
Envie de vous exprimer, de ventiler vos problèmes, je vous lis et vous écoute. Besoin de réponses ? Posez vos questions.
Contrairement à tous les articles précédents, exception faite pour le dernier "Soyons honnêtes !", je poursuis dans mes folles embardées sur le chemin du bien-être. Dans "Soyons honnêtes !" je soulignais l'importance d'être soi-même et d'éviter d'être pour plaire ou pour ne pas déplaire, ce qui revient à la même attitude. Vous retrouverez d'ailleurs ce sujet plus largement évoqué dans le premier article de ce blog "Les bases du bonheur".
Bon nombre d'entre nous avons l'habitude de mettre l'origine de nos malheurs et de nos souffrances sur le dos des autres. Que ce soit dans les relations amicales, amoureuses ou professionnelles, nous puisons l'origine de nos frustrations chez les autres. Nous "subissons" les mauvais coups de notre environnement humain, et si nous faisons souvent le "dos rond" pour passer à autre chose, il y a des fois où la marmitte est trop pleine et que çà déborde à gros bouillon parfois brûlant pour nous (burn-out, ulcères, ...) ou pour les autres (agressions verbales, physiques, ...).
Soyons honnêtes, si les autres ont autant d'impact sur nous, n'est-ce pas, tout simplement, parce que nous leur donnons beaucoup d'importance ? Et s'ils parviennent si facilement à nous ébranler n'est-ce pas, tout simplement, parce que nous les estimons plus que nous-mêmes ou parce que nous leur donnons un pouvoir sur nous ? Donner aux autres un pouvoir direct sur nous est la plus grande aberration. Alors que nous rejetons les sectes, nous plongeons tous les jours dans le même schéma d'influence avec les personnes que nous côtoyons.
Pour faire suite à l'article précédent, je maintiens que nous entretenons le plus souvent une relation malsaine avec les autres. Nous cherchons sans cesse (et le plus souvent d'une façon inconsciente) la reconnaissance ou le non-rejet de la part des autres. Ainsi, sans cesse, nous considérons les autres comme nos juges. N'oublions pas que les juges ont un pouvoir immense sur la vie d'un accusé: privation de liberté ou peine de mort dans certains pays ou états. Une personne qui passe devant un juge pénal sent très bien que sa vie peut basculer le jour du verdict.
Oui, mais...de quoi avons-nous peur d'être accusés ? De ne pas être un bon parent, un bon conjoint, un bon croyant, une bonne personne, un bon ami, un bon travailleur, un bon, un bon et un bon...ou d'être un mauvais ceci ou cela ? Ne nous cachons pas la face, nous craignons ces jugements. Nous espérons tous les jours être dans le bon et non dans le mauvais.
Quoi de plus normal me direz-vous ? Oui si nous considérons l'être humain comme uniquement bon et capable de juger ce qui est bon ou mauvais. Et c'est sur point que notre logique achoppe. Toutes les atrocités humaines qui ont existé sur cette Terre (guerre, génocides, etc...) étaient jugées bonnes et justes par ceux qui les commandaient. Ces humains sont capables de juger que leur geste est bon, alors que quelques années plus tard d'autres humains jugeront ces gestes de mauvais.
Dans chaque être humain il y a le bien et le mal, le problème est que lorsque l'être humain agit il pense toujours que son geste est bon. Nous savons très bien cependant, que ce qui est bon pour l'un ne l'est pas automatiquement pour l'autre. Tout est question de valeurs, de compassion, de compréhension, d'empathie, de sympathie, etc....
Comme le disait un humoriste québécois dans un de ses sketches, si tu es un bon gars, mais que tu fais une connerie, tu vas décevoir. Alors que si tu es un mauvais gars, mais que tu fais un bon geste, tu vas surprendre positivement "Finalement, il n'est pas si mauvais !" .
Entretenir des relations saines avec les autres est sans doute l'un des meilleurs moyens pour atteindre le bien-être. C'est en faisant le moins d'efforts possibles envers les autres que nous savons si nos relations sont saines ou non. Que nous en soyons conscients ou non, si nous faisons des efforts c'est parce que nous attendons quelque chose en retour, car l'être humain ne fait rien gratuitement. Si nous attendons la reconnaissance des autres (ou le non-rejet) qui se concrétise par l'amour, l'amitié, les bonnes paroles, les bons mots, l'utilité, etc... , nous n'entretenons pas une relation saine avec les autres. Les frustrations que nous ressentons et que nous attribuons aux autres sont issues des efforts que nous faisons mais qui n'aboutissent à aucune reconnaissance voir même à du rejet. C'est dans ces cas précis que les autres deviennent nos plus grandes frustrations. Vous aurez ainsi compris que si vous êtes frustrés des autres c'est parce que vous entretenez des relations mal saines avec eux. Vos relations sont basées sur des attentes de reconnaissance ou de non-rejet. De ce fait, vous remettez vos attitudes et vos gestes au jugement des autres. Si les autres vous jugent bien vous allez être heureux, si non, vous serez malheureux. Aïe, les autres ! Que de pouvoir leur accordez-vous !
Une relation saine est basée sur ce que vous êtes, sur les attitudes et les gestes qui sont guidées par votre être plein et entier qui ne cherche pas à paraître pour avoir une reconnaissance ou ne pas être rejeté, mais tout simplement qui représente ce qu'il est vraiment.
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